Le mardi 16 février, c'est là que tout c'est terminé...
L'Oiseau des berges s'est envolé...
On la voyait arriver, on savait bien qu'elle allait tomber, mais on ne savait pas quand, et à vrai dire, on en reste encore tous bouche-baie. Ce n'ai pas de l'étonnement, pire, c'est de l'émotion, une partie de notre monde, de notre vie qui s'enfuit involontairement, qui s'envole. Tu t'es envolé... Cette saloperie qui t'a accablé, qui a rongé peu-à-peu la vie d'un homme, de sa famille, ses enfants, sa femme, sa mère, son frangin, ses amis, son entourage...
On aurait pu l'arrêter peut-être, certainement, j'en suis même sûre... On aurait pu l'éviter...
J'espère que, là où tu es, tu peux pêcher tous les jours les carpes de l'étang de la pensée, comme tu aimais tant, comme tu aimes tant...
Ces moments, où ton âme était encore parmi nous... mais elle est encore parmi nous, en fait, étaient si merveilleux. Il y a juste qu'on ne la voit pas... Tu disais il y a si peu de temps que tu remarcherais, qui tu irais la voir dans son "pays là haut, l'Angleterre" de ta fille, ton rayon de soleil... Tu espèrais aussi pêcher avec ton fils, "t'inquiètes-pas, gamin, je remarcherais un jour", mais disais-tu ça pour rassurer ou le pensais-tu réellement? C'est toi qui engageais la conversation, la pêche, tu aimais tant ça...
C'est difficile de parler de toi au passé simple, temps qui défini un moment passé, daté, terminé... Je veux encore parler au présent, je veux encore t'entendre m'appeler "m'chérie", d'ailleurs, je ne t'ai jamais entendu pronomcer mon prénom, j'ai tant de choses à te raconter, oui, je veux que tu m'expliques l'utilité des "bouillettes" c'est ça non? Je veux encore une fois aller pêcher avec toi...
T'es définitivement parti, grand Homme... Enfoui dans la terre de ta région.
Je veux savoir où tu es parti, là où tu es heureux, je sais, mais où? Un jour on te rejoindra, comme tu as rejoint ton père, trop tôt, oui, mais avec la fierté d'avoir lutté avant... T'as tout fait pour t'en sortir, on le voyait dans ton regard, mais jamais tu as laissé paraitre que tu avais mal. Cette douleur brisée...
Comment ne pas laisser échapper ces larmes de tristesses, de détresse aussi, bien plus même...
Mais mes amis, séchons nos larmes, les grands coeurs ne changent pas le drame, mais lançons nous encore une fois, pour l'amitié, la pêche, pour toi...
Je t'aime, parrain. Je ne t'oublierai jamais, pêcheur des lacs*...Tu a été le meilleur, et tu le resteras. Personne ne t'égalera. T'es trop fort. LE plus fort...